Plaisir de lire 

 

 

 

Animateur : Claude DRAN

Horaires : de 16h00 à 18h00  

 

Liste des livres :  

 

Mercredi 20 septembre :    Un sac de billes                        Joseph Joffo (ed. Poche)

Paris en 1941 n'est plus la capitale d'une terre d'asile qui arbore pour devise au fronton de ses mairies « Liberté, Egalité, Fraternité ». Paris est une ville occupée où l’ennemi nazi impose ses lois d'exception et le port de l'étoile jaune à tous les Juifs. Leur mère en a donc cousu une au revers du veston de Maurice et de Joseph avant leur départ pour l'école. Le résultat est immédiat, le racisme des gamins se déchaîne et les deux Joffo rentrent qui avec l'oreille en chou-fleur, qui avec l'oeil poché et le genou meurtri. Oh ! en compensation, il y a bien eu le troc proposé par Zérati, le copain de Jo, l'étoile jaune contre un sac de billes, mais leur père a compris: il faut fuir. Maurice, douze ans, et Joseph, dix ans, doivent rejoindre leurs frères Henri et Albert déjà installés à Menton. Ils auront à fran-chir la ligne de démarcation, près de Dax, sans papiers. Les parents suivront plus tard. Et la course vers la liberté commence. Elle les conduit à Menton, puis à Nice et son terrible hôtel Excelsior d'où, sauvés de justesse, ils s'en iront pour retrouver leur soeur Rosette près de Montluçon ; ensuite, ce sera Aix-les-Bains et « R ». Cela, c'est l'itinéraire. Le reste, l'important, c'est ce que raconte Joseph Joffo : les péripéties de l'odyssée des deux frères dans la France occupée de 1941 à 1944 - et le ton dont il rapporte ces choses vues et vécues : spontané, vif, ponctué d'éclairs d'humour en dépit de l'angoisse omniprésente - un merveilleux récit, un poignant témoignage.

 

Mercredi  8 novembre :   Les mains blanches          Théo Lemattre  (publication indépendante)

Si je raconte cette histoire, c'est pour me confier. Je suis au bord du gouffre, un cheveu d'une mort atroce et anonyme. Comment en suis-je arrivée là ? Mon histoire est empreinte de violence, de torture psychologique et de souffrance. Depuis mon crime, j'ai plongé . J'ai entamé une longue descente aux enfers. Mon chemin était tracé , l'histoire tétait écrite. Autant mourir comme j'ai vécu : dans la misère et dans l'excès.Plongez dans un thriller court et intense, et découvrez le terrible milieu de la prostitution et de l'excès. Bienvenue en enfer.

 

Mercredi 6 décembre :   Et tu trouveras le trésor qui dort en toi              Laurent Gounelle (ed. Kero)

Alice, une conseillère en communication dynamique, retrouve Jérémie, son ami d'enfance, devenu prêtre de campagne. La jeune femme décide de mettre à profit son expérience pour aider le curé à faire revenir à l'église les villageois qui se désintéressent de la religion. Athée, Alice trouve dans la spiritualité des réponses et une vérité qu'elle ne soupçonnait pas.

 

Mercredi 10 janvier :         L'immortalité    Milan Kundera (ed. folio)

Première partie : Le visage
Deuxième partie : L'immortalité
Troisième partie : La lutte : Les sœurs. Les lunettes noires. Le corps. L'addition et la soustraction. La femme plus âgée, l'homme plus jeune. Le onzième commandement. L'imagologie. Le brillant allié de ses fossoyeurs. L'âne intégral. La chatte. Le geste de protestation contre les atteintes aux droits de l'homme. Être absolument moderne. Être victime de sa gloire. La lutte. Le professeur Avenarius. Le corps. Le geste du désir d'immortalité. L'ambiguïté. La voyante. Le suicide. Les lunettes noires.
Quatrième partie : Homo sentimentalis
Cinquième partie : Le hasard
Sixième partie : Le cadran
Septième partie : La célébration

 

Mercredi 7 février :         En attendant Bojangles                      Olivier Bourdeaut (éd. Folio)

Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom.

 

Mercredi 7 mars :             Un fauteuil sur la seine        Amin Maalouf (ed. Grasset)

En racontant la vie et les aventures des dix-huit personnages qui se sont succédé au 29efauteuil de l'Académie française depuis 1634, Amin Maalouf ne retrace pas seulement cette « généalogie en partie fictive » dont parlait son prédécesseur Lévi-Strauss ; il nous fait revivre de manière charnelle, incarnée, quatre siècles d’histoire de France.
Si « un roman est un miroir que l’on promène le long d'un chemin », selon le mot de Stendhal, le roman de la France que nous relate ici l’auteur est une Légende des Siècles à partir d'un fauteuil.
Son premier occupant se noie dans la Seine, Montherlant se suicide dans son appartement avec vue sur la Seine, et l’Académie elle-même siège dans un petit périmètre longé par la Seine, entre le Louvre et le quai Conti ; unité d’un lieu à partir duquel se déploie le kaléidoscope d’une histoire en train de se faire.
Le pouvoir des rois et des cardinaux, des hommes d’épée et des négociateurs, l’autorité grandissante ou déclinante des philosophes et des savants, l’influence des poètes, des librettistes, des dramaturges et des romanciers : autant de visages de la gloire qui nous parlent des âges différents de la Nation.
Les conflits d’idées et d’égos, les cabales pour faire trébucher Corneille, Voltaire ou Hugo, les intrigues de couloir et les histoires d’amour contrariées tissent la trame de cette si singulière histoire de France. On revisite ici la querelle du Cid et la révocation de l’Edit de Nantes, la Fronde et le jansénisme, l’expulsion des jésuites et l’émergence de la franc-maçonnerie, la Révolution de 1789, l'insurrection du 13 Vendémiaire et le coup d’état du 18 Brumaire, le Second Empire, la guerre de 1870 et la Commune de Paris, l’invention de l'anesthésie et celle des funérailles nationales, l’Affaire Dreyfus et les grandes guerres du XXe siècle...
À partir d’un simple fauteuil, lieu de mémoire fragile et chaleureux posé sur les bords de la Seine, Amin Maalouf nous fait redécouvrir les riches heures du passé de la France, la permanence de son « génie national », ainsi que ses constantes métamorphoses.  

 

Mercredi 5 avril :        Le destin de l'Occident              Jacques Attali, Pierre Henri Salfati (ed. Fayard)

« Il peut paraître étrange, à un moment où seul l’avenir devrait nous concerner, de s’intéresser aux relations entre deux modes de pensée nés quelque part au Moyen-Orient il y a plus de trois mille ans. Et pourtant, rien n’est plus actuel, plus nécessaire, plus urgent, pour comprendre ce qu’est réellement notre monde, que de dévoiler les fondements de la civilisation occidentale, aujourd’hui pratiquement planétaire, si admirée et si détestée à la fois. Et ces fondements sont essentiellement juifs et grecs. Judéo-grecs.
Le dialogue entre la pensée juive et la pensée grecque a construit un système de valeurs, une utopie sociale glorifiant l’individu, la liberté d’être et de penser, la raison, la découverte, l’accumulation de connaissances, l’amélioration du monde matériel. C’est de lui que surgit le refus de la fatalité, du destin, et que découle la liberté des hommes s’imposant contre celle des dieux. C’est avec lui que commence le règne de la raison, inséparable de celui de la liberté. Si les Juifs prônent l’infini et l’espérance, si les Grecs prônent le fini et la raison tragique, ils convergent autour d’une idée qui fonde l’Occident : l’Unité. De Dieu. De l’Homme. Des causes.
Pourtant, cette double origine judéo-grecque si fondatrice est totalement méconnue : si la civilisation occidentale admet sa filiation grecque, elle néglige en général ce qu’elle doit au judaïsme, préférant se référer au christianisme.
C’est donc une sorte de psychanalyse de la civilisation occidentale, pour dévoiler et assumer ses secrets de famille, que nous proposons dans ce livre. Car là réside la condition de sa survie. »

 

Mercredi 2 mai :          Le petit pays        Gaël Faye (ed. Grasset)

En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire. Gabriel  voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français…
« J’ai écrit ce roman pour faire surgir un monde oublié, pour dire nos instants joyeux, discrets comme des filles de bonnes familles: le parfum de citronnelle dans les rues, les promenades le soir le long des bougainvilliers, les siestes l’après-midi derrière les moustiquaires trouées, les conversations futiles, assis sur un casier de bières, les termites les jours d’orages... J’ai écrit ce roman pour crier à l’univers que nous avons existé, avec nos vies simples, notre train-train, notre ennui, que nous avions des bonheurs qui ne cherchaient qu’à le rester avant d'être expédiés aux quatre coins du monde et de devenir une bande d’exilés, de réfugiés, d’immigrés, de migrants. »
Avec un rare sens du romanesque, Gaël Faye évoque les tourments et les interrogations d’un enfant pris dans une Histoire qui le fait grandir plus vite que prévu. Nourri d’un drame que l’auteur connaît bien, un premier roman d’une ampleur exceptionnelle, parcouru d’ombres et de lumière, de tragique et d’humour, de personnages qui tentent de survivre à la tragédie.

 

Mercredi 6 juin :              Le pouvoir au féminin       Elisabeth Badinterr (éd. Flammarion)

« Les Français connaissent mal celle qui fut la mère de Marie-Antoinette. Pourtant, Marie-Thérèse d Autriche (1717-1780) est l'une des grandes figures tutélaires de son pays. Je l'ai découverte par sa correspondance privée, dans laquelle elle se révèle guerrière, politique avisée, mère tendre et sévère.

Mais cette mère-là n est pas n importe laquelle, c est une femme au pouvoir absolu, hérité des Habsbourg, qui régna pendant quarante ans sur le plus grand empire d'Europe. Et, ce faisant, elle eut à gérer trois vies, parfois en opposition les unes avec les autres : épouse d'un mari adoré et volage, mère de seize enfants, souveraine d un immense territoire.
Cette gageure qu aucun souverain masculin n'eut à connaître, j ai voulu tenter de la comprendre : qui fut cette femme et comment elle put ou non concilier ses différents statuts. Prendre la mesure, en somme, de ses forces et faiblesses, de ses priorités et inévitables contradictions.

Ce portrait, qui puise à des sources abondantes et souvent inédites, ne saurait être exhaustif : Marie-Thérèse garde bien des mystères. Cette femme incomparable en son temps, qui inaugure une nouvelle image de la souveraineté et de la maternité, ressemble, sous certains aspects, aux femmes du XXIe siècle. »

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